| GALERIE DU DON |
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De tous les artistes qui pratiquent le raku,
l’œuvre de Gisèle Buthod-Garçon est peut-être
la plus imposante pour sa cohérence et la plus sourde pour
ses tonalités dominantes. D’une discrétion
absolue, son œuvre lui ressemble. Bâtie de gris,
de beiges, de bruns et de champs de nacre, ses sculptures ne se
séparent que peu du monde minéral des formations géologiques.
Dans cette exposition, Gisèle explore des nouvelles formes
aux relents anatomiques dont les surfaces rocheuses prêtent
une monumentalité inhabituelle.
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Maria est l'héritière de la palette et de la matière de Tapiès, heureusement débarrassée de l'iconographie obsessionnelle du maître, signe de grands pots superbes, hésitants entre jarres et stèles, gravés, comme ses imposantes plaques murales, de tout l'indicible de ce peuple obstiné.
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Les nouvelles pièces de Joan Carrillo sont d’un niveau de perfection jamais atteint auparavant. De par leurs dimensions importantes, de par les modulations infimes des décors gravés sur les surfaces, et de par la brillance de ses émaux lustrés qui dépassent de loin la qualité qu’il a pu obtenir jusqu’alors, ce sont tout simplement des œuvres qui marquent une vie. Ce sont donc des pièces fondatrices d’une collection de n’importe quel amateur de beau.
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D’entrée, l’impact visuel des œuvres de Monika Debus est acquis. Grandes et fortes, portant des graphismes simples mais éminemment lisibles sur un fond délibérément minéral, elles inspirent immédiatement le respect. Avec raison d’ailleurs, car nous sommes confrontés ici, non pas à de grands pots mais à des sculptures originales dont les surfaces sont de vraies toiles, des peintures abstraites en grès.
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Monique Dégluaire ne vit que de la sculpture, chose rare de nos jours ! Elle présente ici ses dernières grenouilles, grands batraciens affables détournés de leur propre bestialité pour s’approprier des gestes et des regards humains. A travers cet anthropomorphisme fin et malicieux, nous avons là un aperçu bien ironique sur nos propres postures conventionnelles et sur la vulnérabilité de notre masque humain.
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Philippe Dubuc est, sans doute, le potier contemporain qui a réussi, plus que tout autre, une véritable synthèse entre le décor au pinceau et la grande tradition française des émaux luxueux. Par le passé, la recherche française en matière d’émail était devenue bien trop souvent une simple fin en soi, aboutissant à des surfaces parfois mirobolantes mais guère plus intéressantes que des échantillons techniques. L’épiderme devenait donc le Graal à contempler et le pot le support banal peu considéré. L’exploit de Philippe est double car il a su aussi bien inventer des nouveaux émaux d’une beauté extrême, qu’outrepasser habilement les culs-de-sac créatifs du passé pour construire un langage tout à fait personnel, fondé sur une organisation ordonnée des surfaces décorées. Ainsi son œuvre, d’une force et d’une richesse picturale inégalée, s’impose parmi les plus convaincantes de ce début de siècle.
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Artiste peintre américaine de la génération Clinton, elle a vécu 16 ans en Jamaïque entre 1973 et 1989. Durant les dernières années, elle figura parmi les artistes les plus célèbres de l’île et exposa régulièrement dans des galeries prestigieuses à Kingston et à Ochos Rios, ainsi qu’à Miami et à Hollywood.
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Pour la Galerie du Don, exposer l’œuvre exceptionnelle de Jean-François Fouilhoux est un privilège. La perfection absolue de ses céladons, parfois le fruit de multiple cuissons, alliée à un vocabulaire formel original où les réverbérations énergétiques et poétiques battent leur plein, fait que ses œuvres sont parmi les plus recherchées de tous les céramistes européens.
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L’oeuvre singulière de Jean-Nicolas est frappée par la constance de sa vision créative, et par son habileté unique à donner à toutes ses pièces, quelle que soit leur taille, un caractère puissant, presque monumental. Il est, pour moi, le seul potier à avoir assimilé, sans emprunté, le langage de la peinture contemporaine, et dont les gestes, même les plus éphémères, sont enrichis par une multiplicité de références culturelles.
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Teresa la dramaturge, invente constamment une expression théâtrale où l'ironie, l'humour, le pathétique et la tragédie, trouvent chacun son juste poids. Déployant l'idiome figuratif avec une puissance rare, toutes ses oeuvres, que ce soient ses portraits emblématiques ou ses étonnants carreaux peints avec toute la maestria d'un Greco, nous offrent des évocations poignantes de la solitude, cette quintessence définitive de la condition humaine.
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Andreas Hinder fait partie de la nouvelle génération de sculpteurs céramiques allemands. Ayant grandi à Höhr-Grenzhausen, le ‘’La Borne’’ d’Allemagne, il connaît par cœur la grande tradition céramique de sa petite ville. Son œuvre oscille entre un formalisme bien construit qui se réfère en partie aux simplifications brancusiennes et un naturalisme solide mais finement observé qui donne à ses animaux un détachement et une sérénité qui les laissent naviguer avec intelligence entre humour et gravitas.
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l y a beaucoup dans les bêtes de Brigitte qui rappelle l’univers de Jouve et la faïence décorative des années d’après-guerre. Un clin d’œil donc à une tradition revue en beauté pour notre plus grand plaisir.
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Michael revient à la Galerie du Don avec une nouvelle collection de ses merveilleux pots délicieusement déformés pour mieux recevoir ses habiles compositions d’acrobates, de danseuses, de nues rebondies et de scènes mythiques, où Éros n’est jamais bien loin. Plus peintre que potier, l’artiste marie avec bonheur une vraie gaieté sensuelle à une pléiade de références classiques, le tout composant une irrésistible et joyeuse fresque qui nous rappelle la délicate magie de Jean Cocteau.
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L’œuvre de l’artiste danois, Steen Kepp est le fruit d’un parcours unique et d’un esprit particulièrement intransigeant. Sa quête d’une synthèse juste entre les valeurs disciplinées de la céramique japonaise et son propre héritage culturel viking qu’il vient d’embrasser à nouveau, s’articule comme auparavant autour d’une volonté méditative et d’un sens aigu du rôle structurant du rituel.
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Depuis sa dernière exposition à la Galerie du Don en 2005, il est évident, en regardant l’ensemble de ses nouvelles pièces, que l’artiste a radicalement peaufiné son propos sculptural pour nous livrer une œuvre plus rigoureusement définie par les détails des rebords et des champs colorés, maintenant indépendants de ses habituels effets de cuisson, qui renforcent toujours, comme par magie, la réconciliation optique de l’aplati avec le plein.
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Les compositions de Martine sont une continuation délicieuse de la tradition populaire des figurines que l’on trouve dans tous les centres historiques de la production de la terre vernissée. Souvent construites à partir de formes déjà courantes dans les ateliers de production, quelques détails modelés suffisaient alors pour transformer un pichet en danseuse de bal.
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Les sculptures d’Elaine Peto sont littéralement époustouflantes, rendant à chaque sujet, avec une simplicité de moyens surprenante, une vraisemblance à la fois captivante et poétique.
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Les sculptures de Christian Pradier sont des distillations élégantes qui cachent leur complexité conceptuelle derrière une exécution apparemment simpliste. Rien de plus trompeur ! Car en regardant de près, on accède à une délicate esquisse de ce que le sujet a d’essentiel, et par conséquent à un clin d’œil envers une sensibilité douce et originale.
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Artiste catalane installée en France depuis 2004, Montserrat Torrents n’est venue à la céramique, comme Michael Kay d’ailleurs, que tardivement. Après des études littéraires et sociologiques, c’est son intérêt pour la géologie et l’art pariétal qui a mis son pied à l’étrier de l’argile et qui a finalement déterminé son champ créatif. Champ qu’elle explore avec une poésie finement anthropologique dévoilant les sources certaines de nos racines culturelles.
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